Spiritualité de Sainte Faustine

(Extrait du bulletin de Mai 2016)

Refléter la miséricorde est une attitude intérieure constante formée par le Saint Esprit. La miséricorde témoignée aux autres a sa source dans le Saint Esprit, don du Christ Ressuscité « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. » (Rm 5, 5) En ce temps de Pentecôte, il est bon de découvrir la place du Saint-Esprit dans la vie de sainte Faustine pour suivre son exemple.

Depuis sa plus tendre enfance, notre religieuse est attentive aux inspirations du Saint Esprit. Elle avoue : « Mon cœur était habitué à l’inspiration du Saint Esprit, à laquelle je suis fidèle. » (1504) Elle conseille : « Quand l’âme aime sincèrement Dieu, elle ne doit avoir peur de rien dans sa vie spirituelle. Qu’elle se laisse influencer par la grâce et qu’elle ne réduise pas son union avec le Seigneur ! » (292)

Elle s’exclame : « Oh ! si les âmes voulaient écouter, au moins un peu la voix de leur conscience et la voix c’est-à-dire les inspirations de l’Esprit Saint. Je dis au moins un peu car si nous nous livrons une fois à l’influence de l’Esprit divin, c’est lui-même qui complètera ce qui nous manquera. » (359) Pour vivre dans l’Esprit Saint, elle recommande le silence : « L’âme silencieuse est capable de s’unir à Dieu de la façon la plus profonde, elle vit presque toujours sous l’inspiration du Saint Esprit ; dans l’âme silencieuse, Dieu agit sans rencontrer d’obstacle. » (477)

Elle se confie également à l’intercession de la Vierge Marie pour être fidèle aux inspirations intérieures et « pour accomplir fidèlement la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit. » (170) Elle confie : « Je prie avec ferveur la Mère de Dieu… Je la supplie de bien vouloir allumer en moi le feu de l’amour divin tel qu’il flamba dans son cœur pur au moment de l’Incarnation du Verbe de Dieu. » Avec elle et par elle, elle invoque souvent l’Esprit Saint pour sa conversion « J’ai consacré tout mon temps à la prière, demandant au Saint Esprit la lumière pour connaître toute la misère que je suis. » (167) ; elle prie l’Esprit Saint pour avancer sur le chemin de la sainteté. Elle lui demande la lumière, chaque jour, pour elle-même, pour son confesseur, pour le Saint Père. Elle avoue : « Je priais sans cesse Jésus de me fortifier et de me donner la force de son Esprit Saint. » (56) et elle ajoute : « Dieu est très généreux et ne refuse sa grâce à personne, Il donne même plus que nous ne demandons. La fidélité aux inspirations de l’Esprit Saint est le chemin le plus court. » (291)

Par rapport aux vertus, elle donne le conseil suivant : « La vertu sans prudence, n’est pas vertu. Nous devrions prier souvent le Saint Esprit pour cette grâce de la prudence. La prudence se compose du discernement, d’une réflexion raisonnable et d’une ferme résolution. La décision définitive nous appartient toujours. Il nous faut décider, nous pouvons et devons demander conseil et chercher la lumière. »

C’est avec l’Esprit Saint qu’elle prépare ses confessions : « Je consacrai ce moment à demander à l’Esprit Saint de me montrer mon néant. » En effet, comme le disait Saint Jean Paul II en août 2002 : « C’est l’Esprit Saint, l’Esprit de Vérité qui nous conduit sur les voies de la Miséricorde. »

Elle reçoit de Jésus la recommandation suivante : « Je désire que tu pénètres plus profondément dans mon Esprit et comprennes que je suis doux et humble de Cœur. » (526) Elle constate : « L’Esprit de Jésus est toujours simple, doux et sincère ; toute malignité, jalousie, malveillance, sous le couvert d’un sourire aimable n’est qu’un diablotin intelligent ; un mot sévère mais inspiré par un amour sincère ne blesse pas le cœur. » (633)

A la suite de sainte Faustine et avec sa prière, laissons-nous embraser « Ô Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par ta grâce divine ! Que ton souffle dissipe les ténèbres, et que dans ta lumière les bonnes actions se multiplient ! Ô Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde, qui verses en mon cœur le baume de la confiance, ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donnant une force invincible : la constance. Ô Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconfortes mon cœur assoiffé, verse en lui la vivante source de l’amour divin et rends-le intrépide dans la lutte ! Ô Esprit de Dieu, le plus aimable hôte de mon âme, je désire de mon côté t’être fidèle, tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrance ; je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours en ta présence. Ô Esprit de Dieu qui imprègnes mon être, et me fais connaître ta vie divine et trinitaire, et m’inities à ton Être divin ; ainsi unie à toi, j’aurai la vie éternelle. » (1411)