Spiritualité de Sainte Faustine

(Extrait du bulletin de Janvier 2016)

Dans sa bulle d’indiction « le visage de la miséricorde », notre pape souligne l’importance du sacrement de la réconciliation « puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera la source d’une véritable paix intérieure. » (17). Tournons-nous donc vers sainte Faustine pour recevoir ses conseils pour vivre ce sacrement et en accueillir pleinement toutes les grâces.

Jésus explique à sainte Faustine que le pécheur trouve la consolation dans ce sacrement. Là, lui dit-il, la misère de l’âme rencontre la miséricorde infinie de Dieu. C’est le Seigneur qui agit lui-même dans l’âme par l’intermédiaire du prêtre. Sainte Faustine s’exclame : « Toi et le prêtre, ça fait un ! » Jésus dira à notre religieuse à propos du père Sopocko : « ton directeur et moi ne faisons qu’un, ses paroles sont les miennes. » (1308) Puis il lui donnera ce conseil : « Ma fille, de même que tu te prépares en ma présence, de même c’est aussi à moi que tu te confesses ; je me dissimule seulement derrière le prêtre. N’analyse jamais quel est le prêtre derrière lequel je me suis dissimulé, ouvre ton âme en confession comme tu le ferais devant moi, et je comblerai ton âme de ma lumière. » (1725)

Jésus dira à sœur Faustine qu’en s’approchant de la sainte confession, on s’approche de la source et du trône de sa miséricorde, source faite du Sang et de l’eau qui ont jailli de son Cœur sur la Croix et se déversent sur l’âme, sous la forme de rayons qui l’ennoblissent. Il dispense les bienfaits de sa miséricorde à ceux qui se confessent avec humilité et confiance, mais il se détourne des orgueilleux : « Chaque fois que tu te confesses, plonge-toi entièrement dans ma miséricorde avec grande confiance, pour que je puisse déverser en ton âme toutes les largesses de ma grâce. Quand tu vas te confesser, sache que c’est moi-même qui t’attends dans le confessionnal, je me dissimule seulement derrière le prêtre, mais c’est moi seul qui agis dans l’âme. Ici la misère de l’âme rencontre le Dieu de miséricorde. Dis aux âmes, qu’à cette source de miséricorde, les âmes ne puisent qu’avec le vase de la confiance. Lorsque leur confiance sera grande, il n’y aura pas de bornes à mes largesses. Les torrents de ma grâce inondent les âmes humbles. Les orgueilleux sont toujours dans la misère et la pauvreté car ma grâce se détourne d’eux pour aller vers les âmes humbles. » (1602)

Sainte Faustine vivra ce sacrement avec une grande confiance. Elle dira : « Même si j’avais eu sur la conscience les péchés de tous les damnés, je n’aurais pas douté de la miséricorde de Dieu, mais le cœur contrit, je me serais jetée dans l’abîme de ta miséricorde. Je crois, Ô Jésus, que tu ne m’aurais pas repoussée loin de toi, mais que tu m’aurais absoute par la main de celui qui tient ta place. » (1318)

Dans sa préparation, elle choisira ce qui l’humilie le plus et lui coûte le plus même si c’est un rien. Elle cherchera à avoir un vrai sentiment de repentir, de regret de ses fautes, une réelle contrition, avec l’aide de la grâce de Dieu, en les resituant face à la passion de Jésus. Il lui dira : « Les fautes involontaires des âmes ne retiennent pas mon amour pour elles ni ne m’empêchent de m’unir avec elles, mais les fautes même les plus petites mais volontaires sont une entrave à mes grâces et je ne peux répandre mes dons sur de telles âmes. » (1641) et encore : « Je suis trois fois saint et j’ai du dégout pour le plus petit péché. Je ne peux aimer une âme souillée par le péché, mais lorsqu’elle se repent, il n’y a pas de limite à la largesse que j’ai pour elle. Ma miséricorde l’enveloppe et la justifie. Je poursuis de ma miséricorde les pécheurs sur tous leurs chemins et mon cœur se réjouit quand ils reviennent vers moi. » (1728)

La confession est une démarche de guérison et d’éducation de notre âme. La confession rend la blancheur aux âmes souillées par le péché. La confession hebdomadaire donne force et courage pour le combat. Sainte Faustine se confessait tous les huit à dix jours. En effet, la confession fréquente augmente la connaissance de soi, favorise l’humilité, aide à déraciner les mauvaises habitudes, combat le péché, fortifie la volonté, combat la tiédeur et le doute, elle entretient le feu !

La confession fréquente veut dire au moins une fois par mois !  Profitons de cette année de la miséricorde pour recevoir à profusion les fleuves de la miséricorde que le Seigneur veut déverser sur nos âmes pour les guérir et les transformer !