Spiritualité de Sainte Faustine

(Extrait du bulletin de Janvier 2015)

En ce temps de Noël, sainte Faustine nous invite à découvrir la miséricorde dans le mystère de l’Incarnation. Oui par amour et par miséricorde, Dieu s’est incarné pour nous sauver du péché et de la mort. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Jésus a accueilli humblement notre nature humaine pour restituer à l’humanité sa dignité d’enfant de Dieu.

Nous pouvons être tellement habitués à célébrer Noël chaque année que nous ne sommes plus attentifs à nous émerveiller devant ce mystère, de ce Dieu qui s’est fait homme. Reprenons les extraits du Petit Journal pour grandir dans cette compréhension de la miséricorde en considérant d’une part le péché de l’Homme et d’autre part l’amour de Dieu en réponse :

« L’homme s’est rendu coupable, mais il n’est pas capable de demander pardon, car un gouffre infini s’est ouvert entre Dieu et l’homme. » (1744)

« Ô Dieu miséricordieux, tu n’as pas laissé périr l’humanité, et tu lui as donné la promesse d’un Rédempteur. » (1744)

« Dieu, qui n’as pas détruit l’homme après sa chute, mais dans ta miséricorde, tu lui as pardonné, pardonné d’une manière divine, c’est-à-dire non seulement tu lui as remis sa faute, mais encore tu l’as comblé de toutes les grâces. La miséricorde t’a poussé à daigner descendre jusqu’à nous et à nous tirer de notre misère. Dieu descendra sur la terre, le Seigneur au-dessus de tous les Seigneurs, l’Immortel s’abaissera. » (1745)

« Sois adoré, Dieu miséricordieux, parce que tu as daigné t’abaisser du ciel jusqu’à la terre. Nous te louons en grande humilité, pour avoir daigné élever tout le genre humain. Insondable et inconcevable, tu prends un corps, par amour pour nous, d’une Vierge Immaculée, qui ne fut jamais effleurée par le péché, car telle était ta prédilection depuis les siècles. » (1746)